14 septembre 2026

« YEMMA » : l’héritage amazigh entre mémoire, transmission et création contemporain

« YEMMA » : l’héritage amazigh entre mémoire, transmission et création contemporain

YEMMA

LE MATRIMOINE AMAZIGH AU PRÉSENT
Une exposition d’art contemporain au féminin pluriel

la Galerie Mine d’Art à Casablanca accueille « YEMMA – Empreinte et
transmission de mère en fille », une exposition consacrée à la mémoire, à la transmission et au
matrimoine amazigh.
Porté par l’Association des Femmes pour la Culture et le Civisme (AFCC), en partenariat avec
l’Association ARKANE et la Galerie Mine d’Art, YEMMA invite à découvrir des regards féminins
singuliers sur un patrimoine vivant, en constante évolution.
UNE ARTISTE AU CŒUR DE LA TRANSMISSION
Parmi les artistes mises à l’honneur, Fatna Chanane occupe une place particulière dans ce projet.
Artiste peintre, son travail explore depuis plusieurs années les liens entre mémoire, identité,
patrimoine et création contemporaine. À travers une écriture picturale personnelle, elle puise dans les
signes, les symboles, les motifs et les traditions du patrimoine marocain pour leur donner une nouvelle
résonance.
Dans le cadre de YEMMA, sa démarche s’inscrit pleinement dans la notion de transmission de mère
en fille. Les signes deviennent les traces d’une mémoire intime et collective, tandis que la matière
picturale évoque tout ce qui se transmet parfois silencieusement : les gestes, les valeurs, les
croyances, les émotions et l’identité.
Son approche ne cherche pas à reproduire le patrimoine, mais à le réinterpréter et à le faire entrer
dans le présent. Entre abstraction, symboles et matière, Fatna Chanane crée un dialogue entre ce qui
a été transmis et ce qui est en train de se réinventer.
LE TATOUAGE AMAZIGH : UNE ÉCRITURE DE SIGNES
Le tatouage amazigh, l’un des points d’entrée de YEMMA, est ainsi envisagé non comme un simple
élément décoratif, mais comme une véritable écriture de signes, porteuse de mémoire, d’identité, de
croyances et de protection. Cette dimension rejoint profondément l’univers artistique de Fatna
Chanane, pour qui le symbole constitue un langage capable de relier les générations.
YEMMA devient ainsi un espace où la mémoire héritée rencontre la création contemporaine, où le
patrimoine cesse d’être figé pour devenir une matière vivante, sensible et en mouvement.
UN ENGAGEMENT EN FAVEUR DE LA CRÉATION FÉMININE
À travers cette exposition, l’AFCC poursuit son engagement en faveur de la création féminine, de
l’accès à la culture et de la valorisation du rôle des femmes dans les dynamiques artistiques, sociales
et citoyennes.
Le projet bénéficie du soutien du Ministère de la Jeunesse, de la Culture et de la Communication –
Département de la Culture, Exercice 2026.
« Porter YEMMA, c’est affirmer la place essentielle des femmes dans la transmission des
mémoires, des gestes et des signes qui construisent notre patrimoine vivant. »

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