Maroc–France : le réseau Alliage reçu par André Azoulay, avec la société civile au cœur du rapprochement
Reçue le 19 octobre au Palais royal de Rabat par André Azoulay, conseiller de Sa Majesté le Roi Mohammed VI, une délégation de sept membres du réseau franco-marocain Alliage a présenté ses ambitions et dix-huit propositions destinées à renforcer les liens entre les deux pays. Le réseau annonce également qu’André Azoulay en devient le président d’honneur. Cette rencontre intervient dans un contexte où la jeunesse et la participation citoyenne occupent une place importante dans les orientations du Royaume.
Le rapprochement entre le Maroc et la France ne se construit pas uniquement dans les enceintes diplomatiques. Il se nourrit également des initiatives de la société civile, des échanges humains et des projets capables de rapprocher durablement les deux sociétés. C’est dans cette perspective que s’inscrit la rencontre organisée le lundi 19 octobre 2026 à Rabat entre André Azoulay, conseiller de Sa Majesté le Roi Mohammed VI, et une délégation de sept membres du réseau Alliage.
Au cours d’un entretien d’environ une heure, les représentants du réseau ont présenté leur démarche, leurs objectifs et leur conception des relations franco-marocaines. Les échanges ont notamment porté sur le rôle que la société civile peut jouer aux côtés des institutions et de la diplomatie, ainsi que sur les défis liés à la paix et au dialogue entre les deux pays.
Fondé en août 2026, Alliage entend réunir des acteurs marocains et français issus de différents horizons — culture, sport, entrepreneuriat, associations et citoyenneté — autour d’une ambition commune : contribuer au rapprochement entre les deux nations. Sa philosophie repose sur une conviction résumée par sa devise : « Les traités se signent entre États. Les relations durables se tissent entre les personnes. »
Dix-huit propositions pour donner une dimension concrète à l’amitié franco-marocaine
Au-delà des échanges institutionnels, la délégation a présenté l’Almanach, première initiative de terrain du réseau, ainsi que dix-huit propositions issues des contributions recueillies. L’objectif est de faire émerger des pistes d’action concrètes, ancrées dans les réalités des populations et susceptibles de renforcer les liens entre les sociétés marocaine et française.
Cette démarche traduit la volonté d’Alliage de ne pas limiter le rapprochement bilatéral aux déclarations de principe. Le réseau souhaite créer un espace dans lequel les citoyens, les associations, les acteurs culturels et les entrepreneurs peuvent contribuer directement à l’élaboration de projets communs.
La question prend une dimension particulière dans la perspective d’un traité d’amitié entre le Maroc et la France, évoqué par le réseau dans sa présentation. Une telle dynamique ne saurait toutefois reposer uniquement sur les engagements des États : sa portée dépend également de la capacité des sociétés civiles à faire vivre la coopération à travers des initiatives durables.
Les propositions présentées à Rabat constituent, dans cette logique, une première étape. Leur intérêt se mesurera à leur capacité à déboucher sur des actions concrètes et à mobiliser des acteurs des deux pays autour d’objectifs partagés.
La jeunesse, un enjeu majeur pour l’avenir des relations bilatérales
La rencontre intervient quelques jours après le discours adressé par Sa Majesté le Roi Mohammed VI au Parlement, le 9 octobre 2026, à l’occasion de l’ouverture de la première session de la première année législative de la douzième législature.
Dans ce discours, le Souverain a appelé à placer les questions liées à la jeunesse au premier rang des politiques publiques et des préoccupations des instances de gouvernance. Il a notamment insisté sur la nécessité de garantir l’égalité des chances dans l’éducation, la qualification et l’insertion économique, afin de permettre aux jeunes de construire leur avenir dans un cadre de liberté, de dignité et de stabilité.
Cette orientation constitue un point de référence pertinent pour les initiatives qui cherchent à renforcer les échanges entre le Maroc et la France. La jeunesse représente en effet un enjeu essentiel pour l’avenir des deux sociétés, qu’il s’agisse de formation, de mobilité, d’accès à l’emploi, de création d’entreprise ou de dialogue culturel.
Dans cette perspective, l’engagement de la société civile peut contribuer à faire émerger des passerelles entre les acteurs des deux pays, en complément du travail diplomatique. Les initiatives associatives et citoyennes peuvent notamment favoriser les échanges d’expériences, la transmission des compétences et l’émergence de projets répondant aux attentes des nouvelles générations.
Le réseau Alliage affiche précisément cette ambition à travers plusieurs domaines d’action, parmi lesquels la jeunesse, l’éducation, l’apprentissage et la valorisation des talents.
André Azoulay nommé président d’honneur du réseau
À l’issue de cette rencontre, Alliage a annoncé qu’André Azoulay devenait son président d’honneur. Cette annonce constitue une étape importante pour un réseau récemment créé, qui cherche à structurer son action et à donner davantage de visibilité à ses propositions.
Conseiller de Sa Majesté le Roi Mohammed VI, André Azoulay est une personnalité engagée depuis de nombreuses années dans le dialogue interculturel et le rapprochement entre les communautés. Son parcours est associé à une vision du Maroc fondée sur la diversité de ses composantes culturelles et religieuses et sur l’ouverture au dialogue.
Pour Alliage, cette rencontre représente ainsi une occasion de présenter sa démarche à une personnalité dont l’expérience résonne avec les ambitions affichées par le réseau. Les membres de la délégation ont exprimé leur gratitude pour l’accueil qui leur a été réservé et pour le temps consacré à leurs propositions.
Du dialogue aux réalisations concrètes
La rencontre du 19 octobre marque une étape dans le développement d’Alliage, mais elle ouvre également un chantier plus large : celui de la traduction des intentions en projets mesurables et durables.
Le rapprochement entre le Maroc et la France dispose de nombreux relais dans les domaines économique, culturel, éducatif et associatif. La capacité à mobiliser ces acteurs, à identifier les besoins sur le terrain et à favoriser des collaborations concrètes sera déterminante pour donner une portée réelle aux propositions présentées.
Dans cette perspective, l’enjeu dépasse le cadre d’une rencontre institutionnelle. Il s’agit de faire de la société civile un partenaire actif du dialogue franco-marocain, capable de contribuer à une relation fondée sur la connaissance mutuelle, la coopération et l’engagement des citoyens.
Avec la présentation de son Almanach et de ses dix-huit premières propositions, Alliage entend inscrire son action dans cette dynamique. Reste désormais à transformer cette ambition en initiatives concrètes, notamment au bénéfice des jeunes générations, appelées à prendre une place centrale dans l’avenir des relations entre les deux pays.



