jeudi 30 avril 2026

La revue Littérature, Art et Langue dévoile son huitième numéro

La revue Littérature, Art et Langue dévoile son huitième numéro

 

Dirigée par le Professeur Mounir Oussikoum de l’Université Sultan Moulay Slimane et soutenue par le Laboratoire de Recherches Appliquées sur la Littérature, la Langue, l’Art et les Représentations Culturelles, la revue Littérature, Art et Langue est fière d’annoncer la parution de son huitième numéro. Publié par Art et Imageries sous le titre : Langues et savoirs : entre hégémonie linguistique et diversité cognitive.

Dans un contexte mondial marqué par l’expansion des technologies numériques et l’hégémonie croissante de certaines langues dominantes, le huitième numéro de la revue Littérature, Art et Langue, intitulé Langues et savoirs : entre hégémonie linguistique et diversité cognitive, propose une réflexion scientifique de grande ampleur sur les enjeux contemporains du plurilinguisme, de la traduction, de l’enseignement et des représentations culturelles.

Préfacé par Bernadette Rey Mimoso-Ruiz, chercheuse à l’Institut Catholique de Toulouse, ce volume bilingue — français et arabe — rassemble quarante-trois contributions venues d’Europe et d’Afrique. L’ouvrage explore les rapports complexes entre langues, savoirs et identités dans un monde traversé par les mutations technologiques et les transformations culturelles.

L’un des axes majeurs du volume porte sur la sociolinguistique et la place des langues face à la mondialisation numérique. Plusieurs chercheurs y interrogent la domination progressive de l’anglais, les défis de la préservation des langues minoritaires ainsi que les conséquences de l’intelligence artificielle sur la diversité linguistique. Les auteurs défendent l’idée d’une « justice cognitive » fondée sur la reconnaissance des langues nationales et vernaculaires, notamment l’amazighe et l’arabe marocain.

La traduction occupe également une place centrale dans cette publication. Les contributions mettent en lumière les difficultés liées au transfert culturel et linguistique, qu’il s’agisse de littérature, de textes sacrés ou de communication médicale. Plusieurs études soulignent les limites de la traduction automatique et insistent sur le rôle du traducteur comme médiateur culturel capable de préserver la profondeur symbolique des œuvres et des discours.

Le volume accorde une attention particulière à la didactique des langues et aux politiques éducatives. Les chercheurs y analysent les défis du plurilinguisme dans l’enseignement marocain et tunisien, tout en plaidant pour des approches pédagogiques inclusives adaptées à la diversité linguistique des apprenants. L’enseignement de l’amazighe, les stratégies de code-switching en classe de FLE et l’apport des neurosciences dans l’apprentissage figurent parmi les thématiques abordées.

La littérature et le cinéma apparaissent enfin comme des espaces privilégiés de résistance culturelle et de transmission des identités. Les études consacrées aux œuvres littéraires africaines, aux romans marocains ou encore au cinéma plurilingue montrent comment les créations artistiques participent à la valorisation des langues et des mémoires collectives. Plusieurs analyses démontrent que le plurilinguisme à l’écran devient un véritable « laboratoire de résistance cognitive » face aux logiques d’uniformisation culturelle.

À travers cette publication scientifique ambitieuse, les coordinateurs et contributeurs du volume rappellent que les langues ne constituent pas seulement des outils de communication, mais aussi des patrimoines vivants porteurs de visions du monde, d’histoires et de sensibilités. Entre transmission, traduction et création, ce numéro défend une conception humaniste du dialogue entre les cultures et appelle à préserver la richesse de la diversité linguistique dans un monde en constante mutation.