29 octobre 2026

De Tanger-Méditerranée à Nador West Med et Tanger Med 3 : le continuum d’une Vision Royale

De Tanger-Méditerranée à Nador West Med et Tanger Med 3 : le continuum d’une Vision Royale

 

De Tanger-Méditerranée en 2002 à Nador West Med, dont l’entrée en exploitation est imminente, jusqu’à Tanger Med 3, appelé à renforcer les capacités du complexe portuaire du Détroit, le Maroc poursuit, sous l’impulsion de Sa Majesté le Roi Mohammed VI, que Dieu L’assiste, le déploiement d’une stratégie maritime de long terme.

Plus de deux décennies après les premières impulsions données au projet Tanger-Méditerranée, les grands chantiers portuaires du Royaume prolongent une même ambition : consolider le positionnement du Maroc dans les échanges internationaux et faire des infrastructures structurantes un levier de développement économique, de création d’emplois et de valorisation des territoires.

La séance de travail présidée mercredi par le Souverain au Palais Royal de Rabat, consacrée à Nador West Med et à Tanger Med 3, a remis en perspective cette dynamique, dont la portée dépasse la seule extension des capacités portuaires. Elle place au cœur de cette stratégie les retombées économiques et sociales des grands projets, leur contribution au développement des provinces concernées et les perspectives qu’ils ouvrent aux populations locales.

Tout commence le 29 août 2002. En présidant une séance de travail consacrée au projet Tanger-Méditerranée, SM le Roi Mohammed VI donne Ses Hautes Directives pour la réalisation d’une infrastructure appelée à renforcer l’intégration du Royaume dans les échanges commerciaux internationaux. Cette impulsion marque une étape majeure dans la construction d’une nouvelle ambition maritime pour le Maroc.

Le 26 avril 2007, une nouvelle séance de travail présidée par le Souverain ouvre la voie au développement de capacités portuaires supplémentaires sur la rive sud du détroit de Gibraltar. Le 2 juillet 2009, cette vision s’étend à l’Oriental, avec les Hautes Instructions Royales relatives à la réalisation de Nador West Med, un complexe intégré associant activités portuaires, industrielles et énergétiques.

Près de dix-sept ans plus tard, le 28 janvier 2026, une réunion présidée par SM le Roi à Casablanca permet de faire le point sur l’avancement de ce chantier, désormais proche de son entrée en exploitation. Une nouvelle étape se dessine ainsi dans la trajectoire engagée au début des années 2000, avec l’émergence d’un pôle portuaire appelé à renforcer l’attractivité économique de l’Oriental.

L’ampleur des investissements et les capacités projetées donnent la mesure de cette transformation. Quelque 54 milliards de dirhams d’investissements publics et privés ont été mobilisés à ce jour pour Nador West Med. Son premier terminal à conteneurs, dont la mise en service est imminente, offrira à terme une capacité de 3,5 millions de conteneurs. Un second terminal, d’une capacité de 1,8 million de conteneurs, est attendu en avril 2027.

À cette vocation commerciale s’ajoute une dimension énergétique stratégique. Les installations de stockage d’hydrocarbures et le terminal de gaz naturel liquéfié, doté d’une capacité de traitement pouvant atteindre 5 milliards de mètres cubes par an, sont appelés à contribuer au renforcement de la sécurité énergétique du Royaume.

Dans le prolongement de cette dynamique, Tanger Med 3 représente un investissement de 8 milliards de dirhams et doit apporter une capacité supplémentaire de 4,5 millions de conteneurs par an. À terme, les capacités du complexe Tanger Med pourraient atteindre 20 millions de conteneurs, confortant les ambitions du Maroc de figurer parmi les dix premiers ports mondiaux.

Mais la portée de ces investissements ne se mesure pas uniquement à l’aune des infrastructures réalisées, des capacités déployées ou des volumes de marchandises traités. Elle se mesure également à leur aptitude à transformer durablement les territoires, à créer des emplois, à développer les compétences et à générer de nouvelles perspectives pour les populations.

C’est précisément cette dimension que SM le Roi a mise en exergue lors de la séance de travail de mercredi, en insistant sur l’impératif que « les retombées économiques et sociales de ces projets bénéficient à l’ensemble des provinces concernées et se traduisent par des améliorations tangibles pour les populations locales ».

Le Souverain a également appelé à « l’accélération de la mise en œuvre de programmes de formation adaptés aux besoins des activités émergentes permettant de favoriser l’insertion professionnelle des jeunes ».

À Nador West Med, les perspectives en matière d’emploi illustrent cette ambition. Quelque 14.000 emplois directs et 20.000 emplois indirects devraient être créés à court terme, selon le directeur général de Tanger Med, Idriss Aarabi.

Dans une déclaration à la MAP, le responsable a souligné l’importance de dispositifs de formation en adéquation avec les activités émergentes, de nature à faciliter l’insertion professionnelle des jeunes et à permettre aux territoires concernés de tirer pleinement parti de la dynamique économique impulsée par le complexe.

Au-delà de leurs retombées économiques, Nador West Med et Tanger Med 3 participent d’une ambition plus large : donner au Maroc une nouvelle dimension maritime et consolider sa place dans l’espace méditerranéen.

Pour le directeur général de Nador West Med, Mohamed Jamal Benjelloun, ces deux projets s’inscrivent en droite ligne de la Vision éclairée de SM le Roi Mohammed VI, visant à conforter le positionnement du Royaume en tant que puissance maritime dans le pourtour méditerranéen.

De Tanger-Méditerranée à Nador West Med, en passant par l’extension de Tanger Med, une même ligne stratégique se dessine ainsi au fil des décennies. Les projets évoluent, les capacités s’accroissent et de nouveaux territoires s’insèrent dans les grandes chaînes d’échanges, mais le cap demeure : faire de l’ouverture maritime un vecteur d’intégration économique, de souveraineté stratégique et de développement territorial.

Plus qu’une succession de grands chantiers, c’est le continuum d’une Vision Royale qui se donne à voir : une Vision inscrite dans la durée, dont la cohérence relie les infrastructures aux ambitions économiques du Royaume et dont la portée se mesure, en définitive, aux opportunités créées et aux conditions de vie améliorées pour les citoyens.

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *